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Didier Noël, maître de chien formateur Convertir en PDF Version imprimable

Portrait de Didier NOEL, maître de chien stups et formateur occasionnel

Didier, tu es maître–chien stups depuis 1990, retraces-nous ta carrière

ImageDidier : Je suis issu de la 18eme session de formation initiale et j’ai débuté à Modane où je suis resté 6 ans. Tombé sous le charme de cette région montagneuse, je suis descendu en Combe de Savoie, à Chambéry, pour m’y installer. Actuellement je forme mon 3eme chien.

Tu as eu des moments forts. Quel meilleur souvenir gardes-tu ?

Mon premier stage initial était très intense en émotions et il a conditionné le reste de ma carrière de maître-chien. Nous étions très soudés et c’était le temps d’Henri ! (NDLR : ancien formateur à l’école des douanes)
Beaucoup d’autres moments forts dont en 1992, une affaire de 38 kg de résine dans un GPL au Perthus…. C’était la première fois que mon chien jouait avec une savonnette !…Que d’émotion !

Et le plus mauvais ?

Quand j’ai du malheureusement me résoudre à abréger les souffrances de mon premier chien…sans commentaire.

Tu es aussi formateur occasionnel, comment est-ce venu ? Qu’en as tu retiré ?

J’ai tout simplement répondu aux sollicitations de Patrick Mandrier en 1997. (NDLR : responsable des formations cynophiles à l’école des douanes). A cette époque beaucoup d’équipes étrangères étaient formées (Liban, Ukraine, Tunisie) et il y avait un besoin urgent de formateurs. J’ai donc profité de cette opportunité. A l’heure actuelle nous sommes une bonne dizaine.
C’est une expérience très enrichissante que de mieux étudier la relation maître et chien puisqu’en tant qu’instructeur, nous bénéficions du recul nécessaire afin d’étudier et améliorer les comportements.
En fait, même si cela paraît contradictoire, former un maître nécessite une approche totalement différente de celle de former un chien…Beaucoup de rigueur, de patience et de pédagogie.

Tu as d’autres hobbies ?

Ma femme et mes enfants d’abord ! D'ailleurs, j'ai pu exercer ma spécialité avec autant de passion grâce à mon contexte familial très favorable.
Après cette priorité, chaque hiver, j’attends les premiers flocons avec impatience pour faire du ski (skating surtout). Je suis passionné par la montagne. En été je fais de la rando et du vélo. L’avantage est aussi de pouvoir associer ces activités en famille et avec les chiens (ski, rando, raquettes…)

Quel conseil donnerais tu à un nouveau maître-chien débutant ?

Comme on aime à le répéter, c’est une spécialité où il faut faire preuve de beaucoup d’humilité et de convivialité. Une équipe cyno ne peut se suffire à elle-même, elle progresse et perdure avec ses collègues dans une entité.
Ensuite, je pense qu’il faut avoir un état d’esprit très positif, toujours se remettre en question et savoir récompenser son chien en oubliant ses défauts. Tous ces aspects ne sont pas forcément innés, il faut parfois se les imposer.

Comment vois-tu l’avenir et quel projet futur as-tu ?

Il est difficile de faire des projets sur l’avenir tant on nous accable avec des idées tantôt tristes, tantôt sympathiques. J’espère surtout de tout cœur que nous pourrons exercer notre spécialité le plus longtemps possible et dans de bonnes conditions.
C’est aussi pouvoir encadrer et essayer de faire passer un message de bienvenue dans la spécialité tout en essayant de sortir des équipes performantes sur le terrain.

 

Flash info

Le calendrier des concours organisés par la DGDDI en 2008 est disponible ici au format pdf.