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Philippe Herbin, maître de chien et marathonien Convertir en PDF Version imprimable

Portrait de Philippe Herbin, maître-chien stup à La BCS de la Rochelle et marathonien

Philippe, tu formes ton 2eme chien, racontes-nous ta carrière.
Fils de douanier, je suis « tombé dedans » en 1981. A la suite du stage de préposé, j’ai été affecté à la BTS de Bettignies à la frontière franco-belge. En 1989, j’ai pris la direction de la BS puis de la BSCC du Havre. Voulant connaître d’autres aventures, j’ai été sélectionné en 1994 pour le stage maître-chien, à l’issue duquel je suis parti à la BS de Dieppe pour 3 ans. Retour au Havre où ma femme et ma fille m’attendaient. Un an plus tard, j’ai obtenu la mutation pour la BCS de La Rochelle où j’occupe les fonctions de maître-chien depuis bientôt 6 ans.

Tu as sûrement gardé de bons souvenis, le meilleur ?
De très nombreux souvenirs, il est vrai, mais le plus marquant peut-être ; le regard que mon chien m’a porté lors de sa toute première découverte. Fraîchement sorti de l’ENBD, je me faufilais avec les collègues parmi de nombreux anglais qui attendaient de prendre le ferry à Dieppe, lorsque mon chien s’arrêta sur un passager. A sa façon de me regarder j’ai tout de suite compris son message mais avant que je puisse intervenir, il avait déjà planté les crocs dans une partie très sensible. Effectivement, l’Anglais avait dissimulé quelques grammes de résine dans son slip. Je pense qu'il s’en souvient encore.

Et le plus mauvais ?
Les mauvais souvenirs sont également nombreux mais la vie m’a appris à positiver et à ne me souvenir que du bon. Disons le plus récent : la lettre de demande de réforme de mon chien pour raison de santé. Pas facile de tourner la page après 10 ans de complicité

En dehors du métier passionnant, tu t’actives pour l’association « TIPHANIE »...
tiphanie.jpgIl y a 7 ans, ma fille aînée, âgée à l’époque de 11 ans a fait un arrêt cardiaque de plus de trente minutes avec pour conséquences des terribles dégâts neurologiques. Les médecins ne lui donnaient pas longtemps à vivre. Aucun traitement n’existait en France pour l’aider. Le seul espoir que nous avions venait des U.S.A. Aidés par l’association de Jean-Pierre Papin « Neuf de cœur », nous avons pris contact avec les médecins américains pour venir en aide à ma fille. Malheureusement le traitement coûtait très cher (de l'ordre de 15.000 euros par an). C'est alors que les maîtres-chiens du Havre (un énorme merci à Nathalie, Valérie, Séverine et Eric…) puis toutes les équipes de métropole et d‘outre-mer et par la suite l’ensemble de la corporation se sont mobilisés pour recueillir des fonds pour soigner Tiphanie. Grâce à eux ma fille est toujours là et récupère petit à petit sa motricité. Régulièrement depuis, des actions sont menées afin de continuer à la soigner. Permettez-moi de profiter de l’occasion pour remercier encore tous ceux, et ils se reconnaîtront, qui m’épaulent et me soutiennent dans ce combat.

Tu t’es lancé dans le défi du marathon, racontes-nous la folie de ton dernier.
Il est vrai que le marathon a pris une place particulière dans ma vie. Tout est parti en 2000 d’un pari entre quelques copains : Courir le marathon de La Rochelle. Pourquoi pas ?
Lorsqu’il fait beau c’est « agréable » 42 kms sous le soleil. Mais l’année dernière il n’était pas au rendez-vous. Les derniers 20 kms ont été courus sous une pluie diluvienne. De quoi vous écœurer … mais j’y retournerai cette année !

 

Flash info

Le calendrier des concours organisés par la DGDDI en 2008 est disponible ici au format pdf.